ADDIKT

Dans le domaine de l’addiction, on s ‘ adresse à des gens dont le cerveau est câblé différemment.
Trop n est jamais assez…
On consomme les substances que l’on veux, et peu importe, les dépendances physiques et psychologiques s installent .
C’est comme ça que commencent les problèmes.
On en prend d’abord pour être bien, ensuite pour ne pas être mal.
Etre addict c’est ne pas réfléchir comme tout le monde.
Au moment où les autres posent leurs verres, tu remplis le tien.
On est dirigé par l’excès, cette attirance irrésistible vers l’overdose.
Au risque de se faire mal, et de le faire exprès, la moderation n’est qu’un lointain souvenir, et parcimonie est un ami corse.
Dans l’exces les limites n’existent pas, 1 de plus c’est la prochaine étape, la dose d’après sera la meilleure, et ainsi de suite.
Mais comment faire pour ne pas en vouloir encore? comment ne pas vouloir se sentir aussi bien plus longtemps?

C est un sentiment plus fort que la volonté.
On enchaine on ne sait même plus comment on s’appelle, « un stick de plus et mon cerveau finit dans l arrière cours »
la prophétie d’NTM se réalise entre les lignes.

La gestion des stocks est primordiale, éviter la pénurie pour ne pas être en manque, le flux tendu de la défonce. Pour ne pas avoir la gueule de bois, restez bourré !
le numéro du dealer est le seul qu’on connait par coeur; il est là à n’importe quelle heure.

2 grammes et tout un programme .
Une nouvelle version de sois même, plus performante dans tous les domaines.
tout s’accélère et prend une autre saveur. Une forme olympique en toute occasion. pourquoi se priver d’un aussi bon poison ?

Toxico, guédro, addict, junky… a chacun son identité sociale, et ses habitudes de  consommation.

D abord trouver le bon fournisseur, la meilleure source pour être sûr de la qualité du produit.
La seconde qualité du dealer, c est la ponctualité. La plupart annonce 30 min pour finalement se pointer au bout de 2 heures. Pendant ce temps là, dans l attente angoissé d un sms qui n arrive jamais, on tente une prise de contact: “mec sans vouloir te déranger, est ce que tu peux éventuellement penser à moi, je vais pas t attendre toute la nuit gros batard!”. 
Apres ce moment de panique, on se ravise pour être plus corporate « salut mec t’en a pour combien de temps?» pas de réponse…

(Je ne comprend toujours pas pourquoi les dealers n utilisent pas WhatsApp)

Enfin le msg libérateur, il sera là, dans quelques minutes, avec 2 grammes de poudre aux yeux, le compte à rebours est lancé.
L’échange est devenu une habitude, le dealer stressé surveille son rétro en permanence, alors que nous on s en balance de la police, on ne risque rien, sinon d être entendu comme témoin et balancer le nom de son fournisseur, ce qu on ne fera pas.

« I don’t give a fuck how you get the cash to by it, and if it’s your first time it’s free just to try it » (Eminem)

2 réflexions sur « ADDIKT »

  1. Bravo Antoine, tres courageux ! xxx

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